Comment j’ai commencé

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Le choix du média est tellement varié:

  • Billes de bois
  • Perles de papier
  • tronçon de crayon
  • colle chaude
  • cire
  • porcelaine froide
  • épaississeur de peinture
  • cure dent
  • fil
  • laine
  • corde

Il n’y a jamais de plan précis quand je commence, juste une envie de m’étonner. C’est un peu comme prendre un verre de vin ou fumer: ça détend, on se sent au bon endroit au bon moment. C’est ainsi que j’arrive à trouver ma place dans le monde.

La première poupée est née de ma frustration, celle de ne pas trouver d’emploi, de ne pas exister car j’ai toujours eu le sentiment que la fonction définit souvent qui on est et permet de faire vivre et de continuer à exercer ses passions. On n’est reconnu par la société. répondre à la question « que fais-tu dans la vie? » est plus qu’embarrassant, car ce n’est pas précis, veut-on dire « de quelle façon enrichis tu le monde et arrives-tu à vivre? » ou alors « qu’est-ce qui te fait vibrer? » « Quelle fonction utile occupes-tu? » avec tous les sous entendus que cela comporte . J’étais donc inutile au monde et je me sentais impuissante la plupart du temps, toutes ces études pour rien, il n’y plus de plan, de futur, être dépendante,  la solution tarde à se manifester… Comment nourrir une passion avec aucun budget? C’est au détour d’une solderie que j’ai trouvé la solution: si je ne pouvais pas acheter de poupées, je pouvais essayer d’en créer. Trouver des matériaux pas cher mais durables était devenu une quête. J’ai donc commencé à 23 ans et depuis, je n’ai cessé de progresser. J’ai stagné pendant 3 ans sur le même modèle: 2 billes de bois collées l’une sur l’autre, puis à force de voir à droite à gauche plein de nouvelles techniques, surtout avec le papier, une des matières les plus nobles, les formes de corps se sont diversifiées et aujourd’hui, je sais qu’on peut créer avec tout, pourvu qu’on suive un protocole, des gestes qui finissent par se répéter et qui donnent naissance à des résultats de plus en plus esthétiques.

L’up-cycling est aussi un thème qui m’est essentiel et qui se retrouve souvent au coeur de mes créations.

Ici, j’ai voulu montrer d’où je partais pour arriver à une kokeshi habillée de pourpre avec une coiffure composée d’un morceau de tee shirt rouge. Elle mesure approximativement 2,5 cm.

C’est un travail assez simple quand on a déjà le corps. Nous verrons ensuite ma composition préférée, celle qui donne les plus beaux résultats.

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